Pensées

Parfois des mots
Viennent à moi
Comme animaux
Sortant du bois

(11 juillet 2017)


La bluette c’est le blues
De la midinette qui s’espère toujours
Renaître comme au premier jour.

(8 juillet 2017)


On veut que tu sois ivre
On veut que tu sois gras
Pas que tu ne te délivres
Pas que tu suives ta voie.

(7 juillet 2017)


Le caca d’avant concert
Qui te vide les viscères
Et qui te rend concave
Comme quand l’amour se barre
Tu le reconnais d’entre mille
A ce qu’il te prend les narines
Mais de ce stress où tu dévisses
Tu en as fait quelque chose
N’est-ce pas ?

(3 juillet 2017)


Se produire live avec un laptop
C’est comme baiser une morte
Je le referai.
Oui, je réitérerai.

Car de faire ça avec son laptop
Les instrus à portée de clic
C’est comme baiser une morte
Mais on a les morts qu’on mérite

Et hier j’avais quatorze beaux spectres
Merci mes complices, les compositeurs
Et l’envie de réanimer, de les faire renaître
En y mettant toute ma voix et mon coeur.

(3 juillet 2017)


Je vis dans un monde
Où l’on vit et on meurt
Où on ne se contente pas
D’exister.

Parfois ça me pète les couilles
Parfois c’est le pied
Parfois des portes s’ouvrent
Parfois verrouillé.

J’aspire à l’unité
De ce monde délivrer.
Continuons d’avancer
La clef.

(28 juin 2017)


Tous les jours je me lève
Et je suis là avec vous
C’est énorme

Je pourrais être ailleurs

Tous les jours vous vous levez
Et vous êtes là avec moi
C’est énorme

Vous pourriez être ailleurs

Et tu cherches une chute
Il n’y en a
Juste pas.

(27 juin 2017)


J’ai passé ma journée à coucher mon rêve de la veille.
Je suis fatigué, je vais me recoucher, on verra au réveil.

(26 juin 2017)


Les gens avec leurs seules apparences
Avec ou sans une once d’arrogance
Qui songent à ce qu’ils pensent
Qui songe à ce qu’ils pensent

(16 juin 2017)


(A une passante)

– Il est bien ce petit vent, n’est-ce pas ?
–  …

(A moi-même)

– She’s like the wind.

(16 juin 2017)


A-t-on envie de se faire marcher dessus
Comme si tout ça nous passait au-dessus ?

Je ne sais pas lire dans le marc de café
Juste le marre, tout le marre qu’on nous fait.

Tu veux jouer les Kennedy mon petit ?
Prends la balle qui va avec. Feel it coming.

On est le fusil qui va flatter ton narcissisme
On ne joue pas impunément avec un pays.

(15 juin 2017)


Ah !
Tout ce mythoptimisme
Cette vaseline win-win
Politique de riches
Politique de niche.

(14 juin 2017)


Ah !
Le compte à rebours du CCP en fin de mois
Morceau de bravoure comme à chaque fois
On n’est pas le quinze que t’y penses déjà
Pourvu que ça le fasse sans le livret Ah !

(13 juin 2017)


Ah !
Le passe-temps très 21e
De se prendre en photo
Avec une canne à soi-même
Dans des lieux historiaux.

(13 juin 2017)


Députés
Toujours trouvé que ça sonnait comme une insulte
Là ça y est, on aura encore une belle brochette
D’en…

(12 juin 2017)


J’entends parler de marche, d’optimisme, de renouveau en politique et ça me révulse autant, voire plus, que d’entendre parler de Républicains à propos de l’ex parti de Sarkozy. Ce renouveau, c’est levez-vous les riches, il n’y a plus de politique, la politique est morte, vive la politique, il n’y a plus qu’à sauver ses fesses, la politique du fric, alors elle est à nous, livrée à nos intérêts, prenons les rennes, sauvons nos miches, il n’y a que ça de vrai. Personne ne le fera à notre place, surtout pas les pauvres, ils ont d’autres choses à faire, les pauvres, ils ont la tête dans le sac, ils ne sont pas aware. Cette politique, cet optimisme c’est un truc de CSP+ et tous les CSP+ ou aspirants CSP+ ont bien compris le message Manu, militari. Il n’y a qu’eux qui ont vraiment intérêt à ne plus croire à la division gauche droite – il n’y a plus aucune division, aucune violence, aucun conflit – à te le faire croire en tous cas, pour avoir l’air cool alors qu’ils sont des loups, comme les bourgeois qui se la jouent bohème pour sauver leur conscience et parce qu’ils ont les moyens et les codes pour choisir leurs apparence, leur imagerie d’appartenance. Get up, start up, start up for your right !

(11 juin 2017)


Parfois tu te sens coupé en Dieu
Et t’aurais comme envie
De tomber amour
Eu X X X

(11 juin 2017)


Vous êtes le genre de fille
Qu’on n’a pas envie de doubler
Dit-il
Une fois arrivé à son niveau
Et il allait re-ralentir
Quand ses yeux creux
Se mirent à parler.

(8 juin 2017)


Vu les sondages pour les législatives
J’ai l’impression qu’on vit en lobotomie.

(8 juin 2017)


Take care
Te quiero
Je t’aime
Amigo !

(4 juin 2017)


Parfois rien que d’être à l’ordinateur
J’ai l’impression de ne plus toucher terre.

(2 juin 2017)


La France d’en bas
Il faut la secouer.
Sinon le peuple
Il reste en bad.

(2 juin 2017)


Parfois rien que de conduire un truc qui pue
J’ai l’impression que les automobilistes tuent.

(2 juin 2017)


Silence, on tourne
Disent les planètes
O fascinants contours
Qui vous arrêtent net.

(2 juin 2017)


Un poète n’est pas un Nartiste
Ce déo né au Capitalisme
Un poète est un Alceste
La caresse et la gifle.

(1er juin 2017)


Me manque ta compagnie aérienne
Qui faisait du sol une marelle
Et tomber d’haut quand tu partais
Comme un saut – un enfer.

(31 mai 2017)


Un vasistas, en vérité
Je me demande toujours
Qu’est-ce que c’est ?

(30 mai 2017)


Parfois rien que d’enfiler une chemise
J’ai l’impression qu’elle est là, qu’elle existe

Nirvana
Songe ovni

Ma promise.

(30 mai 2017)


Oréel
Supportable
Je préfère
Cartes sur table
Décoller.

(23 mai 2017)


Parfois rien que d’avoir toutes ces pensées, swimming with sharks
J’ai l’impression que c’est tellement dur d’être à un endroit à la fois.

(22 mai 2017)


– Je peux vous commander…

(La tentation de la serveuse j’appelle ça)

… Une blonde ?

(23 mai 2017)


– Bonjour, je vais vous prendre…

(La tentation de la boulangère j’appelle ça)

… Une viennoise au chocolat.

(22 mai 2017)


Parfois rien que de fumer une clope
La nuit
J’ai l’impression d’avoir une pote
Ma mie.

(22 mai 2017)


Parfois rien que de me mettre du bleu aux ongles
J’ai l’impression d’être chevalier
Réveiller ma nature profonde
Armure de sens sibyille été.

(22 mai 2017)


A la Cinémathèque une spectatrice et sa copine se rendent enfin aux toilettes après les 3h40 de La Maman et la putain :

– J’ai l’impression qu’il y a encore plus de queue chez les mecs que chez les filles.

– C’est pas qu’une impression !

Ouais, bon, après un tel film on essaie de pas revenir trop vite à la banalité du quotidien dans les rapports humains.

(21 mai 2017)


Parfois rien que de me retourner dans la rue
J’ai l’impression de me retourner dans ma tombe
Ce qui reste un luxe
Dans ce bas monde.

(21 mai 2017)


Hier j’ai rêvé de Rodolphe Burger. On discutait tranquille dans sa maison perchée dans les montagnes. On avait le temps et ses cheveux étaient gris cléments, comme son pif bourru, accueillant. A un moment il se mettait à jouer, prenant la guitare, alors je m’avançait sur ma chaise, donnant de la voix. Et il m’aidait à plaquer les accords de ce nouveau morceau dont le chant m’obsède mais qui cherche encore sa gratte : « LUX AETERNA ». Merci Rodolphe ! De ta veille, de ton aide.

(19 mai 2017)


Ce sont des paroles de rêve
Que j’envoie au réel
Parfois l’inverse.

(18 mai 2017)


J’ai rêvé de Camille. Elle me montrait qu’elle avait tourné tous les clips de son nouvel album OUÏ dans le sous-sol de sa maison, où il y a sa machine à laver et un grand panier en osier tendu telle une toile ouverte au-dessus. Panier accroché renversé. Vide. Elle me montrait aussi qu’ele avait beaucoup dansé devant la porte de son garage, se reflétant dedans. J’ai vu ensuite alors qu’on était assis parterre dans son salon une mèche de cheveux châtain assez épaisse et longue au sol.
– O tiens…
– Ah oui, dernièrement j’en perds régulièrement comme ça, dit-elle, ayant toujours, je le vis, une assez belle et riche chevelure.

(18 mai 2017)


Elles s’habillent de manière
Super désirable
Alors c’est normal qu’on
Les regarde.

Mais n’oublions pas
Que la beauté
Est aussi dans les yeux
De celui qui regarde.

(17 mai 2017)


Et je marche dans les cheveux verts
Humides de la Terre
Qui me lèchent la pine
Pardon la voûte plantaire.

(16 mai 2017)


A l’heure où les oiseaux se battent comme des singes
Quand la ville dort encore, vers sept heures quinze
Que les volets sont clos filtrant un jour incertain
Tu as l’impression fugace d’être dans la jungle
Un paysage en ruines, la civilisation éteinte.

Quand le chat n’est pas là les souris dansent quoi.

(15 mai 2017)


La violence triste des femmes le matin
Qui se maquillent dans les transports en commun.

(15 mai 2017)


Le système ne voulant pas s’effondrer
Il prend les traits d’un jeune premier
Viatique diva, médiatico-financier
Pour mieux… enfin vous voyez.

(15 mai 2017)


Il y a des soirs où échapper à la mélancolie vous force à fuir la poésie.

(14 mai 2017)


Je ne veux plus dans l’azur
Que nuages blancs et purs
Et lumière de golden
Au crépuscule, amen.

(14 mai 2017)


Le spectacle va mourir
Et la guerre commencer
Et je pense aux orgies
Que ça va engendrer

Aux enfants qui vont devoir l’endurer
Ax écrans qui vont se mettre à pleurer

(14 mai 2017)


Arrête de te creuser la dette
Tu n’as pas le choix dans la date
Cette séquelle est obsolète
Chill out fela, chela ouate !

(14 mai 2017)


Manger jusqu’à se faire chier
C’est une forme de boulimie en loucedé ?

(11 mai 2017)


Les marronniers en fleurs
Chantillonnent, chantillonnent

Comme de beaux bourgeois
Gentilhommes, gentilhommes

Qui ont de belles aux bras
Carmagnole, carmagnole

Glaces à l’italienne
Qui s’envolent, qui s’envolent !

(11 mai 2017)


Parfois rien que de manger un champignon frais, blanc
J’ai l’impression d’avoir la forêt sur la langue.

(11 mai 2017)


Hitler serait tellement à l’aise dans notre monde moderne qu’il en serait désemparé. Il devrait trouver autre chose.

(11 mai 2017)


Ça ne coûte pas plus cher de bien manger.
Et mon cul, c’est du poulet ?

(8 mai 2017)


Après un bon concert
Quelque chose transite
Ta bière n’est plus ta bière
Ton fric n’est plus ton fric

Tu es prêt à donner
Tellement tu as pris cher
Vibré, crié, dansé
Et souri jusqu’au ciel

A l’Olympic Café
Aux 10 ans de Gonzaï
Casse Gueule a défoncé
Tout encore, aïe, aïe, aïe !

(7 mai 2017)


J’imagine un chanteur
Qui par provocation
Brûle sa carte d’électeur
A la télévision.

(7 mai 2017)


Les choses sont ainsi faites
Qu’on aime vos formes bien faites.

(5 mai 2017)


Avec le sida
Les homosexuels
Ont eu leur shoah.

(03 mai 2017)


Les gens sont enfermés dans leurs histoires
Quand est-ce qu’on rêve ensemble d’y voir ?

(1er mai 2017)


Si tu es un jouet
Je vais te casser
Faire l’enfant, blesser
Ta plastique beauté.

(30 avril 2017)


La vanité
Est un état gazeux
Qui fait péter
Plus haut qu’on n’peut.

(29 avril 2017)


Vivre c’est déclarer mon amour
Mon amour de la vie
Et Dieu deux
Amoureux

Le soleil comme le cœur
Crève les yeux
J’en reprendrai bien
Un peu

(28 avril 2017)


poEM

L’Uber et l’argent d’Uber
L’important c’est de se prostituer
La tête dans le guidon comme un hamster
Marche ou crève, crève, los lobos es lobotomisé.

(26 avril 2017)


Waiting for the soon.
Riders on the s.tour.n

(25 avril 2017)


Les gens lobotomisés n’aiment pas qu’on le leur fasse remarquer.

(25 avril 2017)


La France on l’aime même en kit ?

(24 avril 2017)


Journée de doigt dans l’oeil national.

(24 avril 2017)


Lui : Ah, les joies de la ligne 13 !
Moi : Ouais, désolé pour la main au cul !

(23 avril 2017)


Je vois des gens qui gèrent leurs amours comme des amitiés et leurs amitiés comme des amours.

(22 avril 2017)


On est là pour tous coacher ensemble
C’est là le goal des gardiens d’ange que nous sommes.

(20 avril 2017)


Lui : Qui a éteint la lumière, laissé le robinet ouvert ?
Elle : Lumière, lumière, pourquoi temps fuis-tu ?

(18 avril 2017)


Depuis que la guerre est devenue ostensiblement économique
L’emploi est devenu l’armée et les chômeurs déserteurs.

(13 avril 2017)


La singularité
Ce saut d’éternité
Quelqu’un l’a-t-il encore
Ou est-il dévolu aux objets ?

(13 avril 2017)


Il y a tant de choses à faire à l’intérieur
Pourquoi diable irais-je mettre mon nez dehors
Me mêler de ce qui ne me regarde pas ?
Qu’il pleuve ou rayonne ma tête me dit reste là
Heureusement que j’ai un corps me dis-je.
Allez viens Médor, réveille-moi ça.

(12 avril 2017)


Cette nuit, entre d’autres rêves bizarres dont un où, il me semble, il était question de la beauté du mot glove, il y a eu celui où je discutais avec Michael et, revenant sur l’intérêt que je porte à son mésestimé double album HIStory je lui confiais que j’aimais toujours un morceau comme « Will you be there », que je me retrouvais d’ailleurs à fredonner de temps à autre sans toujours m’en rendre compte. Bon, »Will you be there » figure en fait sur Dangerous mais c’est pas grave, c’était pour faire d’une pierre deux coups, deux hommages en un. Un saut. Les rêves ne servent-ils pas à ça ?

(8 avril 2017)


J’ai la gueule en vrac
Mais le ciel est beau
Son beau bleu de barque
Est frais comme Rimbaud.

(7 avril 2017)


Quand la nuit laisse place au jour
Comme la mer qui s’en retourne
Que tout est calme à sept heures douze
Comme une chemise repassée douce
Sur ce chevalet, en clair au secours
S’ouvre un cœur net, place à l’amour.

(6 avril 2017)


Les gens n’aiment pas qu’on les aime bien
Veulent-ils qu’on les aime mal ?

(5 avril 2017)


Les grands malades se rencontrent
A force de ruer dans les brancards
Et d’arborer aux yeux du monde
Leurs coeurs très haut comme des pancartes.

(5 avril 2017)


Des zombies maquillés sur des escalators
Contemplent absorbés leur nombril qui sort.

(5 avril 2017)


Ils ne savent déjà tellement pas être avec eux-mêmes
Et ils sont avec quelqu’un.

(4 avril 2017)


Ah, ce rêve d’être en vie
Quand on a la santé
Un toit, des amis

Cette vie de rêver
Et de voir l’oiseau
Applaudir au loin

Les ailes en V…
L’air de rien, le nez
En l’air en fin de turbin

Cette oisiveté
Qu’elle est céleste
Qu’elle est ce qu’elle est !

(3 avril 2017)


On confond trop souvent l’amour et le besoin d’amour
Et c’est pourquoi les cordonniers se retrouvent mal chaussés.

(1er avril 2017)


L’hiver la nuit te renvoie chez toi à grands coups de pieds dans le derrière
Mais maintenant tout cela est derrière, quartier libre jusqu’à l’année prochaine.

(1er avril 2017)


Parlons franchement
Comme des enfants
T’as un copain ?

Partons demain
Comme des gamins
La vie devant !

(31 mars 2017)


L’expérience est un peigne que vous donne la vie quand vous êtes devenu chauve – Bertrand Blier. A chaque jour suffit son peigne – moi je dis.

(30 mars 2017)


Il fait beau et c’est comme une pipe du Très-Haut.
Tout le monde jouit.

(30 mars 2017)


Dans mon rêve, Tori parle à Jeff
Je demande une tof, j’ai le texte.

(29 mars 2017)


I was stone
Reading my tombstone

I was there
Breathing my nightmare

Then you came
Steal the same

(28 mars 2017)


Sa peau était telle
Qu’elle me rendait
Ether&sexuel

(25 mars 2017)


Parfois j’ai l’impression que toute la planète est prise d’un grand racisme anti-blanc.
Et que je m’inclue dedans.

(24 mars 2017)


Demain c’est les 60 ans du traité de Rome
Et j’y lis une sorte de confus nique ta mère.

(24 mars 2017)


Soyons nomades
Comme nos âmes savent l’être
Et sans jugement
L’amour libère.

(23 mars 2017)


Le speculoos a bu tout mon café.
Abus dangereux pour sa santé.

(23 mars 2017)


Soudain la vie explose
Dans les cris d’un bébé rose

Et aucun flic qui n’intervient
C’est pourtant du terrorisme nom d’un chien !

L’ouïe s’alarme
Ouf, pas l’âme.

(22 mars 2017)


Radio des poumons
Et remontées mécaniques
Terminus tout le monde est con
C’est pas popo, c’est pas possible.

(20 mars 2017)


En
Ton don
Nous bien

(14 mars 2017)


Ah, le courage des moutons de Panurge !
Dès qu’ils sortent du lit, ça urge, urge…

(13 mars 2017)


Quand tu marches seul la nuit toi le mec tu ne représentes rien
A part une éventuelle menace
Mais quand c’est elles c’est pas pareil tu le sens
C’est même à cela que tu le sens qu’elles sont le trésor
Les femmes
Elles ont ce pouvoir.

(12 mars 2017)


J’ai enfin vu The Brown Bunny (Vincent Gallo 2003) hier soir et j’ai pensé fort à Irreversible (Gaspard Noé 2002), Twenty Nine Palms (Bruno Dumont 2003) et Solaris (Tarkovski 1972, Soderbergh 2002). Pour ce lieu ou l’amour devient de lieu de la plus grande catastrophe. L’Horreur avec un grand H. La Shoah comme le dit Roland Barthes dans Fragment d’un discours amoureux. Un remake d’Adam et Eve. La plus grande chute. Le point de bascule et sa quête. Pure no way back tragédie. A la Tristan et Iseult, Roméo et Juliette. C’est mythologique, beau. Tout le reste est hors propos.

(10 mars 2017)


Allez tous vous face book !
Hacké ?

(10 mars 2017)


Nouvelle introduction en Bourse
Manif contre la manif, pour tous
Matraque c’est ma trique
Tu la sens ma tactique ?

(9 mars 2017)


Internet c’est un truc de vieux
La réalité c’est mieux.

(9 mars 2017)


Ce moment où un pote t’avoue tu sais plus trop comment ni pourquoi (et c’est magique il te retrouve le nom, le prénom, ce que t’aurais pas pu faire toi), ce moment où ce pote t’avoue qu’il kiffait Virginie Lemoine du temps où elle faisait équipe avec Laurent Gerra chez Drucker dans les années 90. Ce moment où il te sort qu’elle était super désirable avec son côté presque moche fofolle mais bien roulée que t’as envie de baiser et qu’a envie de baiser, parce que ouais dans son côté déluré en mode cocotte-minute maintenant je vais pas me géner, elle sent le cul à plein nez, rock’n’roll, je m’en fous, fusée. Ce moment où tu t’entends enfin dire au grand jour : « Putain, carrément ouais ! ».

(4 mars 2017)


On crée du lien en se faisant du bien.
Et créant du lien qu’on se fait du bien.

(4 mars 2017)


L’ange orange de l’arceau
Auréole bien concrète

Appelle le doigt à l’anneau

Le doigt étant l’être

(3 mars 2017)


L’amitié, comme l’amour, implique-t-elle une dose nécessaire de régularité et de répétition comme ces chansons qu’on se met à aimer après plusieurs passages radio ?

(3 mars 2017)


Il existe une oreille absolue de la phrase
Qui tintinnabule et enclenche ses rouages
Pour que tu la couches pousses enfin sur la page

Locus pocus au curieux mécanisme
Elle excite l’oreille absolue de l’Esprit
Qui est fruit de tout ton corps quand ça, ça écrit.

(2 mars 2017)


Est-ce que je klaxonnerais moi aussi si j’étais pris dans les bouchons
Me dis-je dans le froid déchirant, déchirant un crouton ?

(27 février 2017)


Le paradis c’est ici
Mais l’enfer aussi
Take care buddy.

(27 février 2017)


Aujourd’hui encore quand je joue au basket
Je travaille le playground comme la page le poète
J’écris des trajectoires, j’écris des arabesques
Je sors tous les katas qui m’éclatent le corps-texte.

(25 février 2017)


La ficelle et son fouetté
Appellent la main au panier.

(25 février 2017)


Chef de cabinet
Et accord de paix
Destin domestique
Seul le savon pique.

(23 février 2017)


Etre rock
C’est travailler
Le ciel et la terre
En personne.

(23 février 2017)


Des gens.
Des jambons.
Des jambonneaux.

(21 février 2017)


Les gens sont des planètes
Et celles que tu attires
Se mettent à naître.

(21 février 2017)


Le peuple ?
Cheval de trait.
Labeur.
Insulte.

(20 février 2017)


Là où les arbres servent de cendars
Tu reprends ta routine, ton art.

(20 février 2017)


Ce qui a lieu dans le rêve
A lieu sur l’autre rive
Tu es la rivière
La vie.

(17 février 2017)


« Do not go gentle into that good night »
Dit au Typex le sac à dos Eastpak
De la plus jeune et goth passagère
Du Ouibus où je vous écris ces vers.

(11 février 2017)


Cette nuit j’ai vraiment rêvé que Véronique Sanson était morte. D’ailleurs c’était prévu et j’y assistais. Je la voyais sur scène depuis une retransmission télé regarder son public qui lui chantait sa révérence sans rien qu’elle fasse si ce n’est de le regarder avec ses yeux émus, intenses, larmoyants. Lui qu’on ne voyait pas, agissant hors champ, uni et mouvant. Comme l’amour, comme la mer. C’était à la fois digne et impudique. Spectaculaire et intime. Drôle de relation. Drôle de vie. Et dans ce dernier instant de célébration et de communion avec son son public où elle était telle une assistée et une chef d’orchestre, elle savait. Qu’après c’était fini. Que c’était prévu comme ça. Drôle de rêve errance vers onyx…

(11 février 2017)


Ah, l’audace de ses épaules dénudées
L’audace de ces épaules à croquer
Quel âge avait-elle quand j’étais aveuglé ?
Fraîcheur sans pitié.

(10 février 2017)


Comment être aimé
En l’absence de l’être aimé ?
La tentation du sacrifice est grande.
Un cerceau de feu harangue.
Fidélité.

(10 février 2017)


La vie est une danse
Etoile, et toi que fais-tu sur ses planches ?

(9 février 2017)


Un passeur d’âme n’a pas d’âme-soeur
Sa solitude est sans censeur.

(8 février 2017)


Le ciel ouvre ses yeux
Ils sont bleus
T’as vu ?

(5 février 2017)


De nouvelles tartines dans le grille-pain
J’attends de voir où tout ça me mènera.

(5 février 2017)


C’est à force d’enculer les mouches qu’on finit par se faire la belle.

(3 février 2017)


Un tombeur chassant/sachant tomber
Fauve avoué à demi pardonné ?

(3 février 2017)


– Euh fait lourd ou c’est moi ?
– C’est toi.

(2 février 2017)


Elle et moi ?
Oh ! comme une oreille son petit doigt.
C’ma coquillette
Y’a pas d’arrêtes dans ce p’tit être !

Un refrain sans couplet
Un parfum sans coffret
L’aventure sans avant
L’aventure sans apprêt

(2 février 2017)


Monday
Tuesday
Wednesday
Thursday
Friday
Saturday
Sunday

Aimes-tu ta vie pour ce qu’elle est
Ou l’acte de création qu’elle te permet ?

(30 janvier 2017)


« Putain, j’ai pas qu’ça à faire de m’occuper d’la matière ! »

Un poète, jurant.

(30 janvier 2017)


Les murs de béton des nuages qui m’entourent
Ont parfois l’air de suaves rideaux de velours.

(29 janvier 2017)


Parfois rien que de passer derrière un pot d’échapppement
J’ai l’impression d’être un juif dans un camp.

(29 janvier 2017)


Au sortir du Go Sport des Halles (feeling de gosse inside parce que tu t’es acheté un nouveau ballon et que ça y est, les doigts jubillent déjà de mille tours de magie) se diriger vers les escalators et s’entendre dire d’un loulou sympa, complice : « Hey Scottie Pippen, tu sais le faire tourner sur ton doigt ? », ça fait quelque chose (un peu de culture et de rapport humain dans ce lieu totalement zombifié). Alors tu t’éxécutes, tournicoti, tournicota. « Regarde, voilà ! »

(26 janvier 2017)


Phalanges frigorifiées
Frapper des ressacs de riz
Jusqu’à ce qu’amor s’ensuive.

(23 janvier 2017)


Les amours impossibles
Prennent-ils peau pour cible
Ou sont-ils juste trop sensibles ?

(22 janvier 2017)


Quand on dit : « Dieu te garde »
C’est sur terre ou au ciel ?
Je suis dyslexique
Au sens existentiel.

Quand on dit : « Dieu te garde »
C’est sympa, pas sympa ?
Je suis enthousiaste
A nos toux et nos miasmes.

(20 janvier 2017)


Mon cœur de Tom Sawyer
Mes pieds de Géant Vert
Et la corde pierre-feuille
Ciseaux qui fend l’air

Et le givre qui brille
Comme du verre pilé
Que le ciel est bleu libre
Rosis les doigts de pieds

Muscles organes
Pulpe pensées
Ciel corps âme
Tout est étoilé.

(18 janvier 2017)


Se connaître soi mène
A toi
Même
A nous
Trois.

(17 janvier 2017)


La relaxation après le jogging
La phase de délivrance au sol, yogi
C’est presque toujours le meilleur, faut dire
Comme les caresses après l’amour, jeté sur le récif
Comme si tout le reste n’avait été que prétexte à ce délice.

(16 janvier 2017)


Lui: C’est quoi ta position préférée, au yoga ?
Elle: Doggy style tête en bas.

(14 janvier 2017)


Faire un perfect a quelque chose de céleste.

(13 janvier 2017)


Il y a des gens qui aiment la neige mais pas la pluie
Comme quoi tout est question de degré dans la vie.

(13 janvier 2017)


Oh Alain m’est venu en rêve cette nuit

Au départ je ne le voyais pas
C’était surtout une voix qui venait du fond de la pièce
Une grande pièce, une voix qui récitait un texte
De la manière qu’on lui connaît, imprudente
Et qui me semblait d’ailleurs sortir de ce disque, L’Imprudence
Vu son style, son flow poétique et parce qu’il contenait des passages
Du refrain de « Faites monter »

Mais au départ c’était surtout une voix qui venait du fond de la pièce
Comme si ça aurait pu être un disque sur une platine, sur une chaîne
Sauf que non, je savais bien que c’était Bashung lui-même.

Il sortait ça depuis un lit, tout seul, comme pour lui seul, comme ça
Et le texte s’étirait, comme la mémoire, comme la mer
Doucement

J’étais moi-même dans un lit à l’autre bout de la pièce
Et à mesure que j’identifiais ce qui se passait
Comme si je sortais d’un sommeil
J’écoutais

Et à mesure que je reconnais le texte
D’abord dans ma tête, et puis dans la pièce
Je me joins à lui, voilà, je me joins à lui
Récitant à mon tour un texte que je n’ai pas appris
Un peu à tâtons, de concert avec lui
Et le texte se dédouble alors
De nos deux voix presque
Mêlées

Alors le voilà qui apparaît près de mon lit
Et on discute, il est en forme, fume une clope
Il ne se sait pas encore condamné ou ça y est c’est fini tout ça c’est du passé
Il est en forme, il a des cheveux, pas de chapeau sur son crâne d’oeuf

On parle de ce que c’est que de se sentir poète
D’avoir un monde en soi, cette force d’expression,
De l’âme, tout ça, des choses un peu mystiques
Etre habité plus qu’habitant
Comme aliéné mais délivrant

Il comprenait tout ça, même s’il usait de termes ou d’anecdotes un peu plus rock
Mais il me dit qu’il n’a jamais compris ce mot « terrestre »
Ce que ça veut dire « être terrestre »

Je me dis « Merde, super intéressant, il n’a sans doute jamais raconté ça, en tous cas publiquement
Et là il nous le livre comme depuis l’avant ou depuis l’au-delà, il faudrait que j’enregistre, là »

Alors pendant qu’on discute, non sans me sentir coupable de le faire
J’acte et descends de mon lit, cap vers mon sac vert kaki, l’air de rien
Poursuivant la discute par l’oreille ou la bouche
Farfouillant mes affaire, y trouvant mon petit Zoom
Pousse le volume au max pour qu’il nous capte lui et moi
Alors que je laisserai là, à distance, bien caché, qu’il n’y voit rien

J’enclenche la touche et reviens vers lui, vers le lit

Il est en forme, il a un look vaguement cartoon, Lucky Luke
Une veste en cuir, foulard au cou, vieux Renard, Lou – cool
Il y a des petits hommes verts sur ce foulard, smileys de Roswell
Dingue, les mêmes que sur le pull que j’ai acheté en 2016 à Noël
Shoppé au dernier moment chez Forever 21
Un pour moi, un pour mon père – Alain

La discute reprend sur je ne sais quel thème
Mais très vite telle la mer les draps se soulèvent
Telle la mer, la mémoire, les draps se soulèvent d’eux-mêmes
Découvrant une belle brune longiligne qui s’éveille
Et la femme allongée, callipyge, se soulève d’elle-même
Comme une page qui se tourne
Il y en a une autre en-dessous
Au petit cul rebondi, idoine
Aussi belle, brune, pâle
Que je crois être Héléna Noguerra
Mais non.

Il y avait une fille sous ces draps ?
Même deux, bien à plat ?
J’avais pas vu.

L’une demande l’heure qu’il est
11h – 11h30 je réponds
La question du petit déjeuner semble se poser
Tout souci de discussion poétique entre nous s’éclipse
Les filles sont réveillées, il faut bien s’en occuper.

On se retrouve à table
Il y a du pain d’épices fait maison
Fait par Alain j’imagine, ses mains
Un truc d’Alsace j’imagine, tradi, bien roots
La fille n’aime pas, la faute à des raisins dedans
Qui saillent secs comme des petits gemmes, jaunes diamants
La fille n’aime pas, préférerait du chocolat, des croissants
Parce que ça c’est trop dense, roots, tout simplement

Moi ce pain d’épices me réjouit
Nonobstant les raisins secs
J’ai eu l’habitude d’en manger petit
Mon oncle apiculteur – Pierre
En faisait à Vaite

Je reçois un texto de Claire
Elle me propose un Do Mac
A 8h du mat.

(12 janvier 2017)


Aujourd’hui des animaux naissent
Et sont crées
Pour finir en steak
La tête au carré
Comment la vie le prend-elle ?
No sé.

(12 janvier 2017)


Parfois rien que d’aligner deux mots
J’ai l’impression de pécho.

(12 janvier 2017)


Pendant que tu te tapes l’affiche
Ben moi je me tape la fille !

(11 janvier 2017)


Il n’y a pas d’amour.
Il n’y a que des pieuvres
D’amour.

(10 janvier 2016)


– Si, si, j’adore le foot mais j’aime pas l’état d’esprit.
– Oui, c’est comme aimer les femmes mais pas ce qu’elles ont dans le crâne.

(10 janvier 2016)


– Qu’est-ce que tu vas faire ce weekend ?
– Vivre, comme le reste de la semaine.

(8 janvier 2017)


Parfois tu rêves
Et c’est la fête
Mégateuf Garth
Super market
Elles s’ouvrent à toi
Comme des cadeaux de Noël
Alors tu armes tes bras
Tu es dans Duke Nukem.

(6 janvier 2017)


Take a bath man
Tombe le masque
Man who man
You are

(5 janvier 2017)


Beaucoup de gens travaillent
Ne savent-ils pas quoi vivre ?
Et se rendent las, là, esclaves
Ils veulent pourtant être libres.

(03 janvier 2017)


Tel un lanceur d’alertes
Un danseur de planètes
Un poète fait des coming-out tous les jours
Quand il voit venir l’inspiration, son amour.

(03 janvier 2017)


Se lancer dans le vide
C’est sauter dans la vie !
Et sauter dans le vide
Se lancer dans la vie !

(02 janvier 2017)


Si ça doit
Ça va

(02 janvier 2017)


Explore ta vie
Comme un rêve conscient
Entre toi et les gens.

(28 décembre 2016)


Checker le métro dans une ville inconnue, c’est comme checker les toilettes d’un appart qu’on découvre : essentiel.

(27 décembre 2016)


Il n’y a plus rien
Chantait Ferré
Qu’le cul, les seins
T’as vu ? Bah oué.

Un poète est un monde enfermé dans un homme
Posait Hugo
Un testicule qui n’demande qu’à descendre ?
Bah oué gros.

(23 décembre 2016)


Quand j’ai unité en tête
Je veux que sa volonté soit faite.

(22 décembre 2016)


En ce moment je voyage comme un fou
Fais des tours de cadran, reviens soûl
De musiques et d’images
De mots même, de visa…
Et j’essaie de n’en pas perdre la trace
Pour un jour vous conduire en voyage.

(22 décembre 2016)


Mon épouse est masseur
Qui plus est mon âme-soeur
Physiquement, mais quel pied
Elle me touche sans me toucher.

(22 décembre 2016)


Au prochain pic de pollution je déclare les transports amoureux gratuits !

(20 décembre 2016)


– Elle : Oh, un cadeau ! Merci, fallait pas !
– Lui : C’est rien, c’est juste pour te montrer comment je sais bien emballer.

(19 décembre 2016)


Je viens de me souvenir que j’avais rêvé de Kate Bush. On était ensemble. Je ne sais pas si c’était en tant qu’amis, amoureux ou amants – sans doute un truc latent et mélangé du genre. Reste qu’on frayait ensemble et que je finissais par l’emmener au Pop In un dimanche soir dans l’iidée de sortir – voir des gens, la ville – et qu’elle pourrait participer à l’open-mic. De de toute façon personne la reconnaîtrait. Et vous savez quoi ? Elle l’a fait

(17 décembre 2016)


Depuis qu’on ne se voit plus
Ce qui fait des lustres
Il ne s’est pas passé une année
Sans que je ne pense à toi
Le jour J de ton anni
Et que je ne célèbre
Je ne sais quoi au juste
Ton existence, ta vie
Ton souvenir ?

(16 décembre 2016)


Vive le réchauffement climatique à l’échelle de nos vies !

(16 décembre 2016)


Avant on disait des jeunes qu’ils ne lisent plus de livres
Maintenant qu’ils n’écoutent plus de disques.

(16 décembre 2016)


Caresse-toi
Comme si tu étais ton propre chat
Man !

(14 décembre 2016)


On étouffe par nous-mêmes
De ne pas savoir vivre
La nature humaine.

(12 décembre 2016)


J’aimerais, par le présent post, lancer le mouvement de L’AME POUR TOUS. Car je crois qu’on vit à un moment de l’humanité où l’être humain (en tous cas certains) ont surtout et enfin envie de se définir par leur âme, le ETRE d’être humain, plutôt que par le sexe, leur corps, leur cervelle, leur genre, leur travail, leur pays, leur profil FB, leur opinion politique, etc. Parce qu’ils ont compris qu’ils sont une âme (je dis bien sont, et pas étaient ni même avaient) et qu’il en va de la survie de la VIE telle que nous, en tous cas, la connaissons. Si tu aimes, merci de faire tourner.

(10 décembre 2016)


Je rêve d’un monde où les fleuristes
Feraient plus de blé que les buralistes
– T’aurais pas une fleur ?
– Mais si, si, choisis !

(10 décembre 2016)


Et nos yeux tout à coup qui s’entrechoquent
Comme un mutuel hold up.

(9 décembre 2016)


Quand tout le monde sera bien affairé sur son smartphone
Le pays pourra renaître de descendre.

(9 décembre 2016)


Les nuages sont les vagues du ciel
Je les regarde me tourner la tête
Jouer de la lumière…

(8 décembre 2016)


Si l’esprit saint est histoire de pneumatique
Dieu que tu as une belle carosserie !

(8 décembre 2016)


Parfois rien que de manger une pomme
J’ai l’impression de me laver de fond en comble
#PommeDeDouche

(8 décembre 2016)


On regarde les gens sur les affiches
Mais les vrais gens on s’en fiche
Immigrants, romanich’
Travailleurs et touristes
Par ici à Paris on est trop
On est triste
Parricide à Paris on est trop
Nique l’entrisme !

Yo.

(8 décembre 2016)


A chaque jour suffit son gare-ci
Car chaque jour est une fête réussie !

(7 décembre 2016)


Ecris des poèmes
Pratique la poésie
Et tu verras tout s’aime
Saigne pour la vie.

(6 décembre 2016)


Accueille les accidents
Emets de l’ordre dedans.

(6 décembre 2016)


Ce qui est bouleversant
Dans ce trou de bal à blancs
C’est d’écouter Vald
Se sortir les oigts

(6 décembre 2016)


Je porte mes fruits
Parfois c’est des croix
Parfois des cui-cui !

(6 décembre 2016)


L’avenir c’est donc les transports en commun gratuits si j’ai bien compris.

(6 décembre 2016)


Elle : C’est quoi ton but dans la vie ?
Lui : Etre dans l’amour pardi !

A ces mots
Elle luit
Lui : ailes
C’est parti…

(5 décembre 2016)


Ici si t’as pas la flamme
T’es cuit.

(5 décembre 2016)


La mort a elle aussi envie de se taper une choucroute, c’est de saison.

Comprenne qui Polna.

(5 décembre 2016)


Cette année j’ai canditaté au prix Moustaki.
Et si je gagne, promis, je porte un Tostaki !

(1er décembre 2016)


J’ai fait le rêve d’une fille terrible, sensuelle.
Je l’ai perdue au réveil.
Alors voilà, si vous la retrouvez, rappelez-moi.

Non

J’ai fait le rêve d’une fille terrible, sensuelle.
Je l’ai perdue à jamais.
Alors voilà, si on me donnait de quoi la retrouver là maintenant et à loisir, aurais-je la force de refuser ?

Aurais-je la force sachant où ça peut mener ?

(29 novembre 2016)


Il y a des soirs où l’on mange comme pour se lester d’un poids qui nous coulerait au fond.
On n’a pas la forme quoi.

(28 novembre 2016)


Il y a des jours, plus souvent des nuits, qui ont l’air de brouillons, de pages râtées, inutiles, qu’on aimerait déchirer et envoyer en boule à la poubelle, comme on irait se coucher de dépit, pour vite en découvrir une autre, plus blanche, belle, inspirante. Où le stylo glisserait tout seul. Il faut céder à cette tentation et faire avec. Trouver un biais. Traverser. A la relecture ces journées et ces nuits sont souvent capitales. Au bout du compte c’est peut-être elles qui font la différence.

(28 novembre 2016)


Je ne crois pas au mal.
Je crois en mon étoile.

(25 novembre 2016)


On vit dans la culture
Et moi je sors mon revolver
Je comprends que ce soit dur
D’aimer ça dès le réveil !

(25 novembre 2016)


Il ne faut pas pleurer
Un monde qui n’existe plus
Mais relever la vérité toute nue.

(24 novembre 2016)


Dieu, pourquoi as-tu rendu à un moment
Nos existences dépendantes de l’argent ?

(22 novembre 2016)


Elle avait destin trop gros pour elle. AMY.

(21 novembre 2016)


Je rêve d’un éternel été
Dans les mentalités
Et mon compte CCP.

(20 novembre 2016)


– Les gens ressemblent souvent à ce qu’ils font, je trouve
– Ah oui ? Et les gens qui ne font rien alors ?
– Ils ne ressemblent à rien.

(19 novembre 2016)


Les jeunes d’aujourd’hui
C’est ainsi
Sont belles et putes
Let it be.

(18 novembre 2016)


Aujourd’hui quand je rencontre une fille cool, ouverte
Je me demande de plus en plus si elle n’est pas tout simplement lesbienne.

(18 novembre 2016)


Un AT meurt 2 lettres.

(17 novembre 2016)


« Tape au fond, j’suis pas ta mère ! »

Dit la Terre

« Je suis ton père. »

(17 novembre 2016)


La réalité c’est putain de chronophage dis !

(15 novembre 2016)


Garde toujours en toi
La franche fraîche rosée
D’une pomme à croquer.

(14 novembre 2016)


Aujourd’hui quand je rencontre une fille cool, ouverte
Je me demande de plus en plus si elle n’est pas tout simplement lesbienne.

(13 novembre 2016)


Le nombre de VUES n’égalera jamais l’impact du HEART.

(13 novembre 2016)


Parfois rien que de respirer en conscience
J’ai l’mpression que s’ouvre la Terre
Et que s’y déploie une semence
Où resplendit tout mon être.

(12 novembre 2016)


Leonard qu’on aime.

(11 novembre 2016)


La pluie qui tombe
Remplie les gens
D’ a g r e s s i v i t é
 
Qu’est-ce que ce sera
Quand il tombera
Des bombes & des billets ?

(10 novembre 2016)


Leïla Bekhti, de toi je ne ferais qu’une bouchée.

(10 novembre 2016)


Parfois rien que de me réveiller
J’ai l’impression de revivre ma naissance
J’ai pas envie d’y aller
Mais quand faut y aller… Aie confiance.

(10 novembre 2016)


C’est triste mais maintenant Hillary Clinton est une femme doublement Trumpée.

(10 novembre 2016)


Je me réveille sujet or merde.
Au commencement était le verbe.

(9 novembre 2016)


Que ta volonté soit fête
Et passion sans arrête !

(8 novembre 2016)


Le philosophe préféré des rockers est né à Röcken. Ça ne s’invente pas.

(7 novembre 2016)


Osez la capuche, elle n’éborgne personne.

(7 novembre 2016)


Sacré cheval de bataille
Que faire tomber la mélancolie de son piédestal
Happysad, abyssal
Trop de mentaux en ont fait une icône, c’est mal.

(7 novembre 2016)


Deviens ce que tu es
Et les vaches seront bien gardées.

(7 novembre 2016)


Je m’en vais faire ta connaissance
Peut-être que tu es une merde
Mais peut-être que tu es dieu
Contre toute vraisemblance

De l’or en barre dans ce bar où danse
Les apparences d’autres forces en présence
De l’or en barre dans ce bar où t’as risqué
Une rencontre, un échange libre et

Il y a tant de gens
Derrière des écrans
Des écrins, boîte dormante
Qui pour faire sauter la banque ?

(6 novembre 2016)


Le cœur est un chausseur
Qui cherche cordonnier à son pied
Car qui marche seul sou-
Vent use ses souliers.

(5 novembre 2016)


– Quel est le comble du poète amateur de ballon, rond ?
– …
– De toujours casser ses vers à pieds.
– …
– C’est peut-être tiré par les cheveux mais l’arbitre n’a pas sifflé faute.

(5 novembre 2016)


L’humanité se réduit parfois à des moments si prosaïques
Que c’est à se demander si Dieu existe.

(3 novembre 2016)


Cette nuit j’ai encore rêvé que je savais vraiment voler, léviter.
Les gens en étaient étonnés – je me montrais – moi pas, habitué.
En fait, je ne rêve pas que je vole, quand je dors je vis que je vole.

(31 octobre 2016)


Prière pour les espaces déserts
Où nous étions naguère.

(31 octobre 2016)


Je supporte difficilement les gens qui parlent de « câlins » au lieu de baiser ou faire l’amour. J’ai l’impression qu’ils sont fichus comme des ours en peluche.

(28 octobre 2016)


Pendant ce temps-là le soleil luit
Une tarte aux pommes dore au four
Et elle, elle donne des câlins gratuits
Ça sent la vie, ça sent l’amour !

AMMMA / AMY

(27 octobre 2016)


Un grand pouvoir implique de grands alliés.

(26 octobre 2016)


Il y a des peurs que je ne connais pas
La page blanche fait partie de celles-là.

(26 octobre 2016)


Je rêve d’une femme avec qui
Regarder le mystère de la vie.

(24 octobre 2016)


Toucher le fond c’est toucher quelque chose.

(23 octobre 2016)


Parfois j’ai tellement envie d’être aimé
Que j’ai envie de mourir
Pour réussir.

(18 octobre 2016)


« Faire du bien aux oreilles »
A propos de musique
Expression passible
De châtiments corporels.

(17 octobre 2016)


Parfois rien que de trier le verre, le compost, le carton
J’ai l’impression d’être un homme profondément bon.

(16 octobre 2016)


– Qu’est-ce que tu regardes en premier chez une femme ?
– Sa main gauche.

(15 octobre 2016)


Et je m’asperge du battement d’ailes
De ses petits seins de jeune première.

(13 octobre 2016)


La pop c’est du cinéma
Les hommes préfèrent les bombes.

(12 octobre 2016)


Occupe-toi de ton iPhone
J’envahi la Pologne.

(12 octobre 2016)


Amoureux de l’amour
Ce sera plus dur pour toi
Mais tu sauras attendre
Comme il faudra
L’autre jour ici bas.

(11 octobre 2016)


Parfois rien que de voir une barre d’immeuble
J’ai l’impression qu’on vit dans l’espace – seul ?

(9 octobre 2016)


Pourquoi ceux qui ne vivent pas font-ils toujours chier ceux qui vivent ?

(8 octobre 2016)


Parfois rien que d’avoir une clope aux lèvres
Fumer toutes ces substances cancérigènes
Tu as l’impression de défier, baiser la ville
Mais c’est bien elle qui te baise, en ville.

(6 octobre 2016)


J’ai en moi un caveau
De bouteilles à la mer
Que je tête au goulot
Quand je suis seul sur terre.

(4 octobre 2016)


Qui est cette fille trop bonne
Qui veut qu’à son Facebook je m’abonne ?

(3 octobre 2016)


Assis sur le trottoir du lavomatic
J’observe un nuage rose sensitif

La lumière rasante de cette fin de journée
Me remplit de douces pensées.

(2 octobre 2016)


– Allez viens c’est samedi on va se boire quelques bières entre potes !
– Ouais, pour encore parler de nanas dont on ne verra pas la culotte…

(1er octobre 2016)


Question con : es-tu comblée ?

(1er octobre 2016)


Qui était le bœuf
Dont les 80 g
A 4 euros 59
Me régalent ?

(1er octobre 2016)


Elle avait une bonne mine
Une taille crayon
Je voulais qu’on se dessine
Elle et moi un sillon

(29 septembre 2016)


On est souvent le Cro-Magnon d’un autre
Au regard de l’Histoire, c’est drôle.

(28 septembre 2016)


Allez, au boulot, faut faire bouillir la karmite !

(26 septembre 2016)


Mon amour
C’est pas ce que tu crois
Je vais tout t’expliquer

(24 septembre 2016)


Le ciel est bleu comme un jus d’orange sans pulpe
Et j’ai la tête dans le sac d’un nuage noir, zut ! flut !

(24 septembre 2016)


Sur le papier
Mieux vaut se branler
Qu’être mal accompagné

(24 septembre 2016)


La caresse du granit
Me replonge en Egypte.

(23 septembre 2016)


Parfois rien que de me mettre à l’ordi sans binocles
J’ai l’impression de baiser sans capotes.

(23 septembre 2016)


Il semblerait que repeupler la Terre
Pour nous et les générations futures
Consiste à ressemer des graines
Spread the world : permaculture.

(23 septembre 2016)


La critique est facile
Et l’art difficile
Ce qui ne veut pas dire
Qu’elle se trompe de cible.

(21 septembre)


Se remettre aux pompes
Et se rendre compte
Très concrètement
Qu’à trente-six ans
Il te faut quatre séries
Pour enquiller les soixante
Au lieu d’un shot sec y’a vingt piges
Mais vas-y et tiens bon, tu as le temps !

(21 septembre)


L’exode matinal
Des forces travaillistes
Fut silencieux, machinal
Une forêt qu’on décime.

(21 septembre 2016)


Le cavalier seul : « Ah, j’ai des problèmes de renvois d’ascenseur ! »
Sa conscience : « N’auriez-vous pas craché dans la soupe, sir ? »

(20 septembre 2016)


Parfois rien que d’aller au distributeur
J’ai l’impression d’être un malfaiteur.

(20 septembre 2016)


L’amour entre deux êtres est une histoire qu’on se raconte
Et parfois le ciel daigne y croire, et répond.

(19 septembre 2016)


Le rouge m’a si bien mis dans le rouge
Que je me noie dans un verre d’Ovide.

(19 septembre 2016)


Qui était le porc que je mâchonne
Dans une fine tranche de jambon de Bayonne ?

(17 septembre 2016)


Les hommes partent
Les écrits restent
Faîtes qu’un jour
Ça ne devienne pas l’inverse.

(17 septembre 2016)


Les petites filles du 16e
Elles ont leurs petites voitures
Elles ont leurs petits problèmes
Elles ont leurs manucures
Quand un ongle se rebelle

Leurs petits chiens-chiens sous mutuelle
Pour un peu auraient un tel

(16 septembre 2016)


L’alcoolo : « L’eau c’est pour les plantes ! »
Son poto : « Ah bah t’es bien arrosé… »

(15 septembre 2016)


L’ado, en crise : « Et puis d’façon, j’ai jamais demandé à naître ! »
Les parents, mystiques : « Tu en es sûr, mon grand ? »

(15 septembre 2016)


Lui : « You know, I love you in a way »
Elle : « Tell me, how deep is this way ? »

(15 septembre 2016)


Ses seins tressautaient parfaits
À ses talons aiguilles
Comme deux jaunes d’œufs
Dans leur coquille
Mais son visage était si laid
Qu’on aurait dû lui retirer
La garde de ses nénés.

(15 septembre 2016)


En toute modestie
Je bosse pour le paradis
Dit le diable
Génie
De doutes choses capable.

(14 septembre 2016)


J’ai rêvé cette nuit
Que tu volais
Des légumes
Pendant que j’achetais des fruits.

(13 septembre 2016)


On regarde tous nos smartphones
Comme des acteurs en quête d’un rôle.

(13 septembre 2016)


La démocratie serait-elle, in fine, la vaseline
Dont la quenelle serait le capitalisme ?

(12 septembre 2016)




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